Une attestation d’hébergement est une déclaration sur l’honneur par laquelle une personne confirme héberger quelqu’un à son domicile. Ce document sert de justificatif de domicile pour la personne hébergée, qui ne dispose pas de facture ou de bail à son nom. En préfecture, il est exigé dans les dossiers de titre de séjour, de renouvellement de papiers d’identité ou de demande de visa. Sa rédaction obéit à des règles précises, et une attestation incomplète entraîne un refus de dossier.
Mentions obligatoires d’une attestation d’hébergement pour la préfecture
Le document doit contenir un socle d’informations sans lequel la préfecture le considère comme non recevable. Chaque mention a une fonction de vérification.
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L’hébergeant doit renseigner son identité complète : nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse du logement. Ces données permettent de croiser l’attestation avec la pièce d’identité et le justificatif de domicile joints au dossier.
La personne hébergée est identifiée de la même façon : nom, prénom, date et lieu de naissance. L’adresse du logement est celle de l’hébergeant, sauf cas particulier où le logement mis à disposition est distinct du domicile principal.
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La formule « certifie sur l’honneur héberger à mon domicile » donne au document sa valeur juridique. Une fausse déclaration sur l’honneur expose l’hébergeant à des poursuites pénales.
Enfin, le lieu, la date de rédaction et la signature manuscrite de l’hébergeant clôturent le document. La date a un rôle particulier : elle fixe le point de départ de la validité de l’attestation.
Pack justificatif exigé par les préfectures avec l’attestation
Rédiger une attestation conforme ne suffit pas. Les préfectures demandent systématiquement un ensemble de pièces complémentaires qui accompagnent le document. Déposer l’attestation seule provoque un rejet pour dossier incomplet.

- Une pièce d’identité de l’hébergeant (carte nationale d’identité ou passeport en cours de validité), qui permet de vérifier la concordance avec les informations inscrites sur l’attestation.
- Un justificatif de domicile récent au nom de l’hébergeant, généralement de moins de six mois pour un dossier de titre de séjour, parfois de moins de trois mois pour une attestation d’accueil en mairie. Il peut s’agir d’une facture d’énergie, d’une facture de téléphone fixe ou d’un avis d’imposition.
- Un document prouvant la qualité d’occupant du logement : bail de location, acte de propriété ou titre d’occupation. Cette pièce confirme que l’hébergeant a le droit d’accueillir quelqu’un dans ce logement.
L’absence d’un seul de ces documents bloque le traitement du dossier. Mieux vaut préparer ce pack complet avant de rédiger l’attestation, pour s’assurer que toutes les informations concordent.
Attestation d’hébergement et validité : la date qui change tout
Les préfectures contrôlent le caractère récent de l’attestation. Un document daté de plusieurs mois sera refusé, même si l’hébergement est toujours effectif. Pour les dossiers de titre de séjour, le justificatif de domicile doit dater de moins de six mois. La même logique s’applique à l’attestation elle-même.
La mention de la date de début d’hébergement renforce la crédibilité du document. Écrire « héberge depuis le [date] » permet à l’administration de vérifier la cohérence avec d’autres pièces du dossier (par exemple, un précédent justificatif de domicile différent).
En pratique, rédiger l’attestation quelques jours avant le dépôt du dossier reste la meilleure approche. Pour un renouvellement de titre, anticiper de plus d’un mois est risqué : la préfecture pourrait juger le document périmé au moment de l’instruction.
Rédiger le modèle d’attestation : exemple concret
Voici la structure type d’une attestation d’hébergement recevable en préfecture. L’hébergeant rédige le document à la main ou le complète sur un modèle imprimé, puis signe manuscritement.
Corps du document
Le texte commence par « Je soussigné(e) », suivi de l’état civil complet de l’hébergeant. Vient ensuite l’adresse précise du logement, avec numéro de rue, bâtiment, escalier et code postal. La formule centrale est : « certifie sur l’honneur héberger à mon domicile ci-dessus mentionné », suivie de l’état civil de la personne hébergée.
La mention « à titre gratuit » peut être ajoutée si c’est le cas. Elle n’est pas toujours exigée, mais certaines préfectures la demandent pour les dossiers de regroupement familial ou d’aides sociales.
Informations sur la surface et la décence du logement
Certaines préfectures et mairies commencent à demander des précisions sur le logement lui-même, notamment quand l’attestation sert de base pour une demande d’attestation d’accueil. La surface habitable et le nombre de pièces peuvent alors figurer dans le document. Cette tendance vise à vérifier que les conditions d’hébergement respectent les normes de décence.
Si la préfecture ne le demande pas explicitement, ces informations ne sont pas obligatoires. Consulter la liste des pièces sur le site de la préfecture concernée avant de rédiger reste le réflexe le plus fiable.

Différence entre attestation d’hébergement et attestation d’accueil
La confusion entre ces deux documents revient souvent. L’attestation d’hébergement est une déclaration libre, rédigée par l’hébergeant, sans formalité administrative préalable. Elle sert de justificatif de domicile dans la plupart des démarches courantes.
L’attestation d’accueil est un document officiel, délivré par la mairie du domicile de l’hébergeant. Elle concerne spécifiquement l’accueil d’un ressortissant étranger pour un séjour de courte durée. Sa délivrance implique une vérification des conditions de logement et le paiement d’une taxe.
Pour un dossier de titre de séjour en préfecture, c’est l’attestation d’hébergement qui est demandée, accompagnée du pack justificatif décrit plus haut. L’attestation d’accueil intervient dans un autre cadre, celui de la demande de visa Schengen de court séjour.
Le modèle d’attestation d’hébergement n’a pas de format imposé par la loi, mais une attestation incomplète ou non accompagnée des pièces requises sera systématiquement refusée. Reprendre chaque mention obligatoire, vérifier la concordance des informations avec les pièces jointes et dater le document au plus près du dépôt du dossier : ces trois points déterminent à eux seuls la recevabilité du document en préfecture.

