Un numéro commence par +44 : 44 Indicatif de quel pays et est-ce dangereux ?

58 % des appels frauduleux reçus en France en 2023 venaient de numéros débutant par +44. Quelques chiffres bruts qui dessinent un paysage téléphonique où le Royaume-Uni, sans le vouloir, est devenu la façade favorite des escroqueries internationales.

Comprendre l’indicatif +44 : origine, usages légitimes et signaux d’alerte

L’indicatif +44 désigne sans équivoque le Royaume-Uni. Lorsqu’un numéro commence par 44, l’appel est censé venir de Grande-Bretagne, qu’il s’agisse d’un particulier ou d’une société. Tout paraît clair sur le papier : cet indicatif agit comme la carte d’identité téléphonique du pays.Mais ces derniers temps, la réalité s’est brouillée. Depuis 2022, de nombreux signalements font état d’une flambée d’appels suspects en provenance de numéros britanniques. Sous le préfixe +44, se cachent souvent des lignes virtuelles, des cartes prépayées ou carrément usurpées. Dans la majorité des cas, l’appel n’est même pas passé depuis le sol britannique : il émane d’Asie du Sud-Est, où la cybercriminalité prospère à l’abri des regards.Comment expliquer cet engouement pour les numéros anglais ? Parce qu’ils rassurent. Ils font oublier la distance, donnent le change, masquent l’origine réelle de l’appelant. Numéros débutant par +44 7, démarchage agressif, tentatives de vol de données, fausses offres d’emploi : toutes les variantes de l’arnaque circulent.

Mieux vaut garder à l’esprit les signes d’alerte suivants :

  • Appel ou SMS tombé sans prévenir, signé d’un numéro étranger inconnu
  • Message vous promettant de gagner de l’argent ou une offre de mission rémunérée, sans explication sérieuse
  • Demande de paiement, même modique, ou sollicitation d’informations sensibles comme l’identité ou des coordonnées bancaires

La sérénité reste possible, mais la vigilance doit devenir un réflexe. Des spécialistes de la fraude téléphonique recommandent de vérifier systématiquement tout message ou appel venu d’un numéro commençant par 44 qui soulève un doute. De leur côté, observateurs et associations de consommateurs constatent une augmentation nette des signalements. Le détournement d’indicatifs internationaux sème la confusion, déstabilisant à la fois opérateurs et usagers, face à une criminalité qui s’affranchit des frontières.

Jeune femme surprise regardant son smartphone en ville

Appels suspects depuis le Royaume-Uni : comment reconnaître une arnaque et protéger vos données personnelles

L’arnaque à la tâche commence sans fioritures : un message ou un appel, souvent sur WhatsApp, Telegram ou Messenger, venu d’un numéro commençant par +44. Derrière l’écran : une voix, humaine ou générée par intelligence artificielle, vous propose des missions rapides et rémunérées : liker des vidéos, donner un avis, favoriser la visibilité d’un compte. Au départ, de petites sommes sont effectivement versées. Juste assez pour faire grandir la confiance. Puis, l’engrenage s’installe : pour débloquer d’autres missions, un paiement est soudain réclamé. Trop tard, les fonds envolés, la supercherie apparaît.

Derrière ces escroqueries se cachent des organisations déterminées, installées notamment en Birmanie, Laos ou Cambodge. Des milliers de personnes, souvent originaires d’Afrique, sont exploitées dans des conditions dignes du cyberesclavage; leur but : harceler à la chaîne, en exploitant des fichiers volés auprès d’opérateurs ou d’administrations françaises. Plusieurs médias et organisations internationales documentent cette industrie fantôme, orientée prioritairement vers les utilisateurs français.

Voici les divers signaux qui doivent mettre la puce à l’oreille :

  • Proposition de “tâche facile” offrant un bénéfice immédiat, avec un numéro britannique
  • Paiement proposé en cryptomonnaie
  • Demande d’avancer une somme pour accéder à des missions plus fructueuses
  • Insistance sur l’urgence ou le secret de la démarche
  • Messages ou appels avec une voix robotique ou un vocabulaire manifestement traduit

Pour préserver vos données personnelles, la méthode la plus sûre reste la mise à distance. Pas de réponse, pas de partage d’information, et signalement dès que possible sur les plateformes spécialisées. Les investigations menées au fil des mois le confirment : ce phénomène ne reculera qu’avec des habitudes collectives de méfiance et des réactions rapides.Le téléphone n’a plus de frontières : c’est à l’utilisateur de rester lucide. Derrière un numéro en +44, toutes les identités sont possibles, la prudence, elle, ne doit jamais être optionnelle.

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